• Robert Desnos

       

    Je n’ai pas fini de te dire tout.

    Mais à quoi bon...

    L’indifférence en toi monte comme un rosier vorace qui, détruisant les

    murailles, se tord et grandit,

    Étouffe l’ivrogne de son parfum...

    Et puis, est-ce que cela meurt ?

    Un clair refrain retentit dans la ruelle lavée par le matin, la nuit et le printemps.

    Le géranium à la fenêtre fermée semble deviner alors que surgit le héros du drame.

    Je ne te conte cette histoire qui ne tient pas debout

    que parce que je n’ose pas continuer comme j’ai commencé.

    Car je crois à la vertu des mots et des choses formulées


  • Commentaires

    1
    Mercredi 27 Mai à 11:26

    Comprendre

    avec les mots qu'il ne dit pas

    avec l'histoire qu'il ne raconte pas

    Face à nous même ;-)

      • Mardi 2 Juin à 02:34

        Joli...

        Amitiés Pascal

    2
    Mercredi 27 Mai à 12:21

    Les mots, subrepticement, sèment en nous des graines pour des compréhensions futures...  Un beau texte .

      • Mardi 2 Juin à 02:34

        Plein de promesses...

    3
    Jeudi 28 Mai à 11:50

    Les mots qu'on ne dit pas sont souvent ceux qui sont les plus importants...

      • Mardi 2 Juin à 02:35

        Merci pour ces mots Quichottine

        Bises et douce journée.

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter