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    Ne leur dites pas

    les rides

    captives

    d’un sourire

    ils les connaissent

    ils ont longtemps cheminé

    le long

    de leurs ravines

    et conquis

    d’un regard

    leur grève

    lointaine

     

     


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    nettoyage

    l’odeur du soleil

    dans la maison


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    Au bord d'un verger vert envahi d'herbes en fête
    Se dressait le palais superbe du poète.

    La maison était vieille au moins de trois cents ans,
    On entendait craquer ses poutres au printemps.

    Les arbres se pressaient contre elle à l'étouffer,
    Poiriers portant le nid mélodieux d'Orphée.

    Mais les tuiles volaient au vent à tire-d'aile.
    - Fort bien, dit le poète : on verra mieux le ciel !

    Quand il pleuvait, la pluie entrait comme chez elle.
    - Bon, c'est la porte aussi qu'emprunte l'hirondelle !

    Les murs épais, dorés, ruisselaient de feuillages :
    Vigne, lierre, rosiers pleins de lézards sans âge.

    Au grenier résidait l'effraie, oiseau de nuit.
    - C'est moi qui vis chez toi, Sagesse à l'oeil qui luit !

    Deux chiens fous, un vieux puits, peu de pain dans la huche.
    - Mais du soleil au coeur plus que miel en la ruche !

    Depuis longtemps, l'horloge s'était arrêtée.
    - Que l'heure loge ailleurs : pas le temps de compter !

    Les cigales vibraient sans fin, de chaleur ivres,
    Une plume formait, dedans, les mots d'un livre.

    Et le chant du poète en silence embaumait
    La nature alentour ainsi qu'une fumée.

     


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    Heure

    d’ébène

    naissent

    une à une

    des lueurs

    de vérité

    dans les fleurs

    hors saison

    de la mémoire


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        Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
        Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
        Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
        Valse mélancolique et langoureux vertige !

        Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
        Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
        Valse mélancolique et langoureux vertige !
        Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

        Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
        Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
        Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
        Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

        Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
        Du passé lumineux recueille tout vestige !
        Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
        Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !


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