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    Le monde est un arbre
    et nous sommes les feuilles
    de ses branches
    nous feuillons infiniment
    entre splendeur et souffrance

     

    chaque arbre
    ouvre à la plus haute qualité d'attention
    chaque arbre dit
    son infinie révérence
    à tout ce qui est

     

    chaque arbre écoute
    notre éclosion

     

    le monde est un arbre
    et nous sommes les feuilles
    de ses branches
    un arbre dressé
    qui regarde les veines du ciel
    un arbre perdu
    qui pousse au centre du monde
    un arbre éperdu
    qui se couche lentement sur le lit du vent

     

     

     


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    Souriez aux personnes qui croisent votre route
    Sans raison aucune, sans malice et sans doute.
    Souriez toujours à la vie.
    Elle vous paraîtra plus jolie.
    Souriez aussi à ceux que vous aimez.
    Ils se sentiront plus légers.
    Et si l'on vous rend votre sourire, vous vous sentirez mieux.
    Un sourire sans fard est un coin de ciel bleu.
    Si le sourire était une maladie
    Je voudrais qu’il se répande tel une épidémie.
    Un sourire ne vous coûte rien
    Mais il peut faire beaucoup de bien.

     


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    Ce poème est extrait du recueil « Baltiques », oeuvres 1954-2004 (1), du Suedois Tomas Tranströmer.

     

     

     

     

    Voyez cet arbre gris. Le ciel a pénétré

     

    par ses fibres jusque dans le sol -

     

    il ne reste qu'un nuage ridé quand

     

    la terre a fini de boire. L'espace dérobé

     

    se tord dans les tresses des racines, s'entortille

     

    en verdure. - De courts instants

     

    de liberté viennent éclore dans nos corps, tourbillonnent

     

    dans le sang des Parques et plus loin encore.


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    Le focusing est une approche psycho-corporelle qui prend en compte la personne dans sa globalité au-delà de la scission corps-esprit. Il s’appuie sur un procédé précis, efficace et direct qui ne s’arrête pas à l’analyse et aux déductions logiques ou interprétatives mais prend appui sur le niveau expérientiel. Il nous apprend à cultiver une certaine attitude intérieure pour appréhender nos problèmes autrement et à mettre en place des conditions favorables pour trouver des solutions nouvelles. Cette démarche expérientielle est soutenue par une vision humaniste de l’homme.

     

    Ce procédé a été développé par Eugene Gendlin, psychologue et philosophe américain, dans le but de faciliter pour la personne un fonctionnement efficace, bénéfique, créatif. En effet, le focusing offre la possibilité de trouver comment se positionner au plus juste, dans les situations complexes de l’existence.

     

    La démarche

     

    Globalement la démarche consiste à se mettre à l’écoute de soi, plus précisément à l’écoute d’une sensation corporelle plutôt vague au départ, mais concrètement ressentie. Cette sensation (appelée « sens corporel ») va nous donner des informations précises sur ce que nous vivons. En effet, nous avons une expérience corporellement ressentie des situations que nous vivons – selon les circonstances, nous nous sentons légers, serrés, lourds, entravés, plein d’entrain…. Ces impressions sont chargées de significations que nous laissons habituellement dans l’ombre. Le focusing vise à renouer avec ces impressions globales pour les amener à se préciser (comme on ajusterait le « focus » de l’appareil photo). Elles vont nous fournir des renseignements précieux sur nous-mêmes et sur ce qui est envisageable à partir de là. L’écoute se porte au-delà des émotions et des énoncés que nous avons l’habitude de nous formuler à nous-mêmes. Il devient alors possible de se relier à une dimension plus profonde de soi comme source d’information et de sagesse intérieure. Nous pouvons ainsi avoir accès à une réalité jusque-là non-consciente, qui n’a pas encore trouvé les mots pour se dire. Apprendre à se fier à cette « boussole intérieure » pour se guider dans l’existence, permet de se repérer et d’établir des rapports plus justes et plus harmonieux avec soi, les autres et le monde.

     


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    Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
    Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
    D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
    D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

    Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
    Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
    Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
    Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

    Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
    Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
    Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

    Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
    - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
    D'endormir la douleur sur un lit hasardeux


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