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    Poème accompagnant l'exposition Chagall Landerneau 2016

     


    Seul est mien
    Le pays qui se trouve dans mon âme
    J'y entre sans passeport
    Comme chez moi
    Il voit ma tristesse
    Et ma solitude
    Il m'endort
    Et me couvre d'une pierre parfumée

    1945-1950

     

     

     

     

     

     

     


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    Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance,
    j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité.
    Je refuse de croire que les circonstances actuelles
    rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

     

    Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit
    que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

     

    Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions,
    auront le dernier mot effectivement.

     

    La vie, même vaincue provisoirement,
    demeure toujours plus forte que la mort.

     

    Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux,
    je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.

     

    Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
    et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur.

     

    Martin Luther King

     

     


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  • Et ce vent qui heurte l'olivier,
    couche ses hautes branches dans le ciel,
    qu'il s'engouffre en toi,
    emporte tes brumes,
    chasse le vieux savoir.

     

     


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    L'automne met dans les lilas
    D'étranges fleurs que nul ne voit,

    Des fleurs aux tons si transparents
    Qu'il faut avoir gardé longtemps

    Son âme de petit enfant
    Pour les voir le long des sentiers

    Et pour pouvoir les assembler
    En un seul bouquet de clarté

    Comme font, à l'aube, les anges
    Les mains pleines d'étoiles blanches...

    Maurice Carême


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    "Le but de Michel-Ange n’était pas de sculpter un bloc de marbre, mais de «révéler ce qui se tenait là, emprisonné dans la pierre brute». Le but d’un écrivain serait de révéler les mots emprisonnés au silence brut. S’il cherche la vérité, la justesse, non la malice, le livre aura des chances d’être vivant, fragile. Non reconnaissable, ni formaté aux scénarios de télévision et de cinéma. Singulier et libre, l’écrivain est celui qui accomplit son destin en écrivant. Il s’agit d’engagement, d’existence et d’univers. Non de loi du marché. Un écrivain qui nous distrait est un bonimenteur qui nous berne, un vendeur malin. S’il nous disperse, il manque à son devoir de réconciliation, de silence, de questionnements et de réparation. "

     

    Sang Damné" eds. Seuil, 2011    Alexandre Bergamini

     


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