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    Un samouraï se présenta un jour devant un maître zen réputé et lui demanda:
    "_ Existe-t-il réellement un enfer et un paradis?
    _ Qui es-tu? lui demanda le moine.
    _ Je suis samouraï.
    _ Toi, un samouraï? s'exclama le maître, quel seigneur voudrait de toi à son service? Tu as l'air d'un mendiant!"
    La colère s'empara du guerrier. Il saisit son sabre et le dégaina. Le maître poursuivit:
    "_Ah, tu as même une épée! Mais tu es sûrement trop maladroit et trop inexpérimenté pour me couper la tête!"
    Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le moine. A ce moment à, celui-ci dit d'une voix tranquille:
    "_ Ici s'ouvrent les portes de l'Enfer."
    Le guerrier surpris par la tranquille assurance du moine, rengaina son sabre et s'inclina.
    "- Ici s'ouvrent les portes du paradis.
     


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    Un jour, une femme a aperçu un mendiant, assis sur un trottoir dans la rue..
    Elle s'est approchée de lui et comme le pauvre est habitué à être humilié il l'a ignorée..
    Un policier, observant la scène, s'est approché :
    – il vous importune ?
    Elle a répondu :
    – d'aucune façon, j'essaye de l'emmener jusqu'à ce restaurant, parce que je vois qu'il a faim et il est même sans forces pour se lever. Vous, la Police m'aideriez-vous à l'emmener jusqu'au restaurant ?
    Rapidement, le policier aida le pauvre homme qui n'en croyait pas ses yeux.
    En arrivant au restaurant, le serveur, qui est allé les aider, dit sans aucune réaction :
    – excuser moi Madame, mais il ne peut pas rester ici. Il va faire peur à mes clients!!!
    La femme vexée, a soulevé les yeux et dit :
    – vous savez que l'énorme entreprise-là en face, trois fois par semaine, leurs directeurs viennent ici avec des clients faire des réunions dans ce restaurant ! Et je sais combien d'argent ils vous laissent ici, et c'est ce qui maintient ce restaurant. Je suis la patronne de cette entreprise. Alors je peux rester ici manger avec mon ami, oui ou non ?
    Le serveur fit un signe positif de la tête et le policier qui observa la scène, en fut stupéfié, et le pauvre homme, très ému à ce moment-là, laissa couler une larme.
    Quand le serveur recula, l'homme demanda :
    – merci Madame, mais je ne comprends pas ce geste de bonté.
    Elle lui prit les mains et lui dit :
    – tu ne te rappelles pas de moi, Jean ?
    – votre visage me dit quelque chose en effet mais je ne me souviens pas d'où.
    Elle, les larmes aux yeux, lui dit:
    - Il y a un certains temps, moi à peine formée, je suis arrivée dans cette ville... Sans aucun argent en poche... j'avais très faim, je me suis assise à cette place car j'avais un entretien d'embauche dans cette entreprise en face, qui aujourd'hui est mienne. Quand s'est approché de moi, un homme, avec un regard généreux. Tu te rappelles maintenant Jean ?
    En larmes, il affirma que oui.
    – À ce moment-là, vous travailliez ici. Ce jour-là, j'ai fait le meilleur repas de ma vie, parce que j'étais très affamé, et même sans forces. Chaque minute, je vous regardais, parce que j'avais peur de vous nuire. J'étais là à manger gratuitement. Et quand vous preniez de l'argent de votre poche et le mettiez dans la boîte du restaurant, j'ai été abasourdie. Et je savais qu'un jour, je vous rendrais l'appareil. J'ai mangé et je suis allé avec plus de forces à mon entretien. À ce moment-là, l'entreprise était toute petite ... J'ai été acceptée à l'entretien. Je me suis spécialisée. J'ai gagné beaucoup d'argent et puis j'ai fini par racheter quelques actions de l'entreprise et finalement, je suis devenue la patronne. J'ai fait de l'entreprise ce qu'elle est aujourd'hui. Je vous ai recherché sans jamais vous retrouver... Jusqu'à aujourd'hui. Je vous vois dans cette situation. À partir d'aujourd'hui, vous ne dormirez plus dans la rue ! Vous venez chez moi ce soir... Demain, nous achèterons de nouveaux vêtements et vous travaillerez avec moi ! Ensuite, nous chercherons un logement pour vous.

     Pris sur le net


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  • Le vent a pénétré dans la forêt de pins. Un murmure pesant et léger.

    La Baltique murmure aussi au milieu de l’île, au fond de la forêt nous voici en haute mer.

    La Vieille femme haîssait le murmure des arbres. Son visage se fermait de mélancolie, chaque fois que la tempête se levait : 

    « Il nous faut penser à ceux qui sont là-bas, sur leurs bateaux. »

    Mais elle entendait encore autre chose dans ce murmure, tout comme moi, nous sommes parents.

    (Nous marchons côte à côte. Elle est morte depuis trente ans déjà.)

    Le murmure dit oui et non, entente et mésentente.

    Le murmure dit trois enfants bien portants, un au sanatorium et deux autres disparus.

    Le grand courant d’air qui insuffle la vie à certaines flammes et qui en éteint d’autres.

    Les circonstances.

    Le murmure :  Délivrez-moi, Seigneur, les eaux me pressent l’âme.

    On marche longtemps et on écoute et on arrive au moment où les frontières s’ouvrent

    ou plutôt

    où tout devient frontière. Une place découverte plongée dans l’obscurité. Des gens sortent groupés des bâtiments faiblement éclairés tout autour. Une rumeur.


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    " Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimé l'eau, la lumière, le soleil, les matins d'été, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de détails sans le moindre intérêt comme cet olivier très rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanqué de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oublié le nom. Je ne regrette ni d'être venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grâce à Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvé la vie très belle et assez longue à mon goût. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez à moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus là. C'est une drôle de machine à faire verser des larmes de sang et à rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagné et je me dis, je me trompe peut-être, qu'il m'a donné - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grâce et de bonne volonté - ce qu'il y a eu de meilleur de toute éternité : la vie d'un homme parmi les autres." ~ Jean d'Ormesson

     


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    "J’appelle féminin cette qualité que la femme réveille au cœur de l’homme,
    cette corde qui vibre à son approche.

     

    J’appelle féminin le pardon des offenses,
    le geste de rengainer l’épée lorsque l’adversaire est au sol, l’émotion qu’il y a à s’incliner.

     

    J’appelle féminin l’oreille tendue vers l’au-delà des mots,
    l’attention qui flotte à la rencontre du sens,
    le palpe et l’enrobe.

     

    J’appelle féminin l’instinct qui, au-delà des opinions et des factions flaire le rêve commun."

     

    Christiane Singer

     


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