• Baudelaire Brumes et pluies

     

    Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
    Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
    D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
    D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

    Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
    Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
    Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
    Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

    Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
    Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
    Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

    Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
    - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
    D'endormir la douleur sur un lit hasardeux


  • Commentaires

    1
    Dimanche 27 Mars 2016 à 14:59

    Je ne connaissais pas ce poème..Merci !

      • Mardi 29 Mars 2016 à 06:00

        Un vrai plaisir de partager la beaute...

    2
    Dimanche 27 Mars 2016 à 21:58

    Baudelaire nous berce ici d'une de ces  brumes glacées et sombres dont il a le secret...  

      • Mardi 29 Mars 2016 à 06:01

        Le plus grand des poetes !

    3
    Lundi 28 Mars 2016 à 17:44

    biggrin Coucou,

    je connais un peu l'auteur, mais je ne connais pas trop ou plutôt, je ne me rappelle plus de ces poèmes, celui-ci est très joli ! Je fais mon petit tour de blog et je me suis arrêtée sur le tien, dont je le trouve très intéressant ! Je t'invite à venir sur le mien que j'ai commencé à refaire. Moi, c'est plutôt du divers et il y aura au fur et à mesure aussi de l'humour que aussi j'aime bien. Au plaisir, mes amitiés, bises.

      • Mardi 29 Mars 2016 à 06:02

        Merci Tinonette, ce sera avec plaisir a mon retour du travail

        Bises

    4
    Lundi 28 Mars 2016 à 21:24

    c'est un beau poème - merci de nous l'offrir. 

    bises 

      • Mardi 29 Mars 2016 à 06:03

        Merci pour le partage

        Bises

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