• Alexandre Bergamini Le but de l'ecriture

     

    "Le but de Michel-Ange n’était pas de sculpter un bloc de marbre, mais de «révéler ce qui se tenait là, emprisonné dans la pierre brute». Le but d’un écrivain serait de révéler les mots emprisonnés au silence brut. S’il cherche la vérité, la justesse, non la malice, le livre aura des chances d’être vivant, fragile. Non reconnaissable, ni formaté aux scénarios de télévision et de cinéma. Singulier et libre, l’écrivain est celui qui accomplit son destin en écrivant. Il s’agit d’engagement, d’existence et d’univers. Non de loi du marché. Un écrivain qui nous distrait est un bonimenteur qui nous berne, un vendeur malin. S’il nous disperse, il manque à son devoir de réconciliation, de silence, de questionnements et de réparation. "

     

    Sang Damné" eds. Seuil, 2011    Alexandre Bergamini

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 10 Septembre 2016 à 08:14

    Bonjour Marlène ! Le but de la parole est l'expression. Mais qui s'exprime et pourquoi ?...

      • Dimanche 11 Septembre 2016 à 21:48

        L'ecrivain a beaucoup de responsabilites. Y penses-t-il seulement ?

    2
    Samedi 10 Septembre 2016 à 08:48

    ça existe encore des écrivains qui ne se préoccupent pas de la loi du marché, des blogueurs qui ne câlinent pas les autres dans le sens du poil pour qu'on vienne les voir et les aduler?  même ceux qui prêchent la sagesse, donnent des recettes de connaissance de soi ou de chemins du mieux vivre par le renoncement, la décroissance, l'humilité,les petits bonheurs de rien,  ne courent-ils pas tous les plateaux télé pour vendre leur bouquin, se faire connaître et se remplir les poches? Je me demande si nous ne sommes pas envahis par des vendeurs malins quand je vois ce que je trouve de plus en plus à la médiathèque ou sur les étals des librairies. Il a bien du courage cet auteur ou alors c'est quelqu'un qui ne vend pas beaucoup

     

      • Dimanche 11 Septembre 2016 à 21:49

        IL ne vend pas beaucoup mais ce qu'il vend est une parole sincere et droite

        celui qui en veut a de la chance.

    3
    gazou
    Samedi 10 Septembre 2016 à 09:12

    Je ne connais pas cet écrivain mais je suis bien d'accord avec lui..c'est bien cela  quenous attendons d'un écrivain

      • Dimanche 11 Septembre 2016 à 21:52

        Tu es une  merveilleuse  idealiste, tu me remontes le moral bien souvent.

         

    4
    Samedi 10 Septembre 2016 à 15:28

    Les bonimenteurs auraient tort de s'en priver , si les lecteurs en redemande encore.

    Pourquoi écrire pour les quelques moutons qui marchent à contre sens du troupeau qui va droit vers le précipice.

    Ce ne sont pas les écrivains qui sont à blâmer mais plutôt les lecteurs, car ce sont eux qui ont le pouvoir de choisir les livres qu'ils lisent.

    5
    Dimanche 11 Septembre 2016 à 21:54

    La responsabilite est partagee comme tu le dis...LE lecteur qui en redemande, et l'auteurqui suit les indices...

    Amitie Pascal

     

    6
    Mardi 13 Septembre 2016 à 22:18

    jaime beeaucoup ce texte - il est vrai que tous n'écrivent pas dans ce but. j'aime beaucoup  Christian BOBIN. Bises 

    7
    Vendredi 16 Septembre 2016 à 05:36

    Heureusement...Merci du partage Durgalola.

    bises

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