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    parfum de l’aube

     

    le croissant dans le four

     

    cuit à point

     

     

     

     


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    Dans quel écho


    de ma conscience


    veillent


    les voix amies


    celles que je retrouve


    codées


    dans le silence


    des distances

     


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    brume matinale

     

    éveillée à l’aube

     

    la clarté des phares

     


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    “Ne laissez pas les mots penser à votre place. Ayez une parole habitée”, disait le grand Krishnamurti (1895-1986), Il "causa" toute sa vie autour de l'idée que "la vérité est un pays sans chemin".

    "Où que l'on aille, on voit la souffrance, la douleur, l'angoisse, la solitude, la folie, la peur, la recherche de sécurité, l'emprisonnement dans le savoir, la pulsion du désir, tout ce qui fait le douloureux fond commun des êtres humains. La nature de notre conscience personnelle est la même que celle du reste de l'humanité. On peut résister à cela et se dire: « Ma conscience à moi est séparée ou supérieure". Mais prendre conscience de soi, c'est comprendre que l'on est tout le reste de l'humanité. Tous nos noms et toutes nos conditions diffèrent, mais au-delà de cette illusion masquée, fondamentalement, chacun est tout le reste de l'humanité blessée, solitaire, souffrante, désespérée ou névrosée. D'Est en Ouest, c'est ainsi, et tout notre malheur perdure car la méconnaissance de soi nous fait croire que l'on a personnellement raison et que l'on est un individu totalement libre."

     


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