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    Toutes les émotions que nous refoulons à l’intérieur de nous-même parce que nous ne pouvons pas ou ne voulons pas les verbaliser, peuvent se cristalliser dans différentes parties du corps ou se manifester à travers tel ou tel problème corporel.

     

     La panique peut provoquer des diarrhées.

     

     La colère retenue ou la rancune : une crise de foie.

     

     La difficulté à trouver ou à prendre sa place peut provoquer des infections urinaires à répétition.

     

     Quelque chose qu’on ne veut pas entendre ou quand on ne s’écoute pas : des otites, douleurs d’oreilles.

     

     Quelque chose qu’on n’a pas osé dire, qu’on a ravalé : des angines, des maux de gorge.

     

     Un refus de céder, de plier, d’obéir ou de se soumettre : des problèmes de genoux.

     

     Peur de l’avenir, peur du changement, peur de manquer d’argent : des douleurs lombaires.

     

     Intransigeance, rigidité : des douleurs cervicales et nuque raide.

     

     Conflit avec l’autorité : des douleurs d’épaules.

     

     Quand on prend trop de choses sur soi : également douleurs d’épaules avec une sensation d’un fardeau.

     

     Affronter une situation ou une personne sans se permettre de s’exprimer : des douleurs dentaires, aphtes, abcès.

     

     L’incapacité d’avancer : des douleurs dans les pieds, les chevilles.

     

      

     

     

     


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    Ce poème est extrait du recueil « Baltiques », oeuvres 1954-2004 (1), du Suedois Tomas Tranströmer.

     

     

     

     

    Voyez cet arbre gris. Le ciel a pénétré

     

    par ses fibres jusque dans le sol -

     

    il ne reste qu'un nuage ridé quand

     

    la terre a fini de boire. L'espace dérobé

     

    se tord dans les tresses des racines, s'entortille

     

    en verdure. - De courts instants

     

    de liberté viennent éclore dans nos corps, tourbillonnent

     

    dans le sang des Parques et plus loin encore.


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    Le focusing est une approche psycho-corporelle qui prend en compte la personne dans sa globalité au-delà de la scission corps-esprit. Il s’appuie sur un procédé précis, efficace et direct qui ne s’arrête pas à l’analyse et aux déductions logiques ou interprétatives mais prend appui sur le niveau expérientiel. Il nous apprend à cultiver une certaine attitude intérieure pour appréhender nos problèmes autrement et à mettre en place des conditions favorables pour trouver des solutions nouvelles. Cette démarche expérientielle est soutenue par une vision humaniste de l’homme.

     

    Ce procédé a été développé par Eugene Gendlin, psychologue et philosophe américain, dans le but de faciliter pour la personne un fonctionnement efficace, bénéfique, créatif. En effet, le focusing offre la possibilité de trouver comment se positionner au plus juste, dans les situations complexes de l’existence.

     

    La démarche

     

    Globalement la démarche consiste à se mettre à l’écoute de soi, plus précisément à l’écoute d’une sensation corporelle plutôt vague au départ, mais concrètement ressentie. Cette sensation (appelée « sens corporel ») va nous donner des informations précises sur ce que nous vivons. En effet, nous avons une expérience corporellement ressentie des situations que nous vivons – selon les circonstances, nous nous sentons légers, serrés, lourds, entravés, plein d’entrain…. Ces impressions sont chargées de significations que nous laissons habituellement dans l’ombre. Le focusing vise à renouer avec ces impressions globales pour les amener à se préciser (comme on ajusterait le « focus » de l’appareil photo). Elles vont nous fournir des renseignements précieux sur nous-mêmes et sur ce qui est envisageable à partir de là. L’écoute se porte au-delà des émotions et des énoncés que nous avons l’habitude de nous formuler à nous-mêmes. Il devient alors possible de se relier à une dimension plus profonde de soi comme source d’information et de sagesse intérieure. Nous pouvons ainsi avoir accès à une réalité jusque-là non-consciente, qui n’a pas encore trouvé les mots pour se dire. Apprendre à se fier à cette « boussole intérieure » pour se guider dans l’existence, permet de se repérer et d’établir des rapports plus justes et plus harmonieux avec soi, les autres et le monde.

     


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