• La nuit, assis au cœur de la forêt, je médite.
    Les affaires des hommes ne viennent jamais jusqu'ici : tout est calme et vide,
    Tout l'encens du monde, la nuit sans fin l'a englouti.
    Ma robe est devenue un habit de rosée.
    Incapable de dormir, je m'enfonce dans les bois -
    Soudain, au-dessus de la plus haute des cimes, paraît la pleine lune.

    Ryökan


    15 commentaires

  • 8 commentaires
  •  

    Rire ou pleurer, mais que le cœur
    Soit plein de parfums comme un vase,
    Et contienne jusqu’à l’extase
    La force vive ou la langueur.

    Avoir la douleur ou la joie,
    Pourvu que le cœur soit profond
    Comme un arbre où des ailes font
    Trembler le feuillage qui ploie ;

    S’en aller pensant ou rêvant,
    Mais que le cœur donne sa sève
    Et que l’âme chante et se lève
    Comme une vague dans le vent.

    Que le cœur s’éclaire ou se voile,
    Qu’il soit sombre ou vif tour à tour,
    Mais que son ombre et que son jour
    Aient le soleil ou les étoiles…

    Anna de Noailles, Le cœur innombrable


    11 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires