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    Les peupliers d’argent
    Qui s’inclinent sur l’eau
    Savent tout, mais ne parleront jamais.
    Le lys de la fontaine
    Tait sa tristesse.
    Tout est plus digne que l’humanité !

    Face au ciel étoilé, la science du silence
    Appartient à la fleur tout autant qu’à l’insecte.
    La science du chant pour le chant
    Habite les bois murmurants
    Et les flots de la mer.
    Le silence profond de la terre qui vit,
    C’est la rose qui nous l’enseigne
    Au rosier épanouie.

    Il faut répandre le parfum
    Que nos âmes enclosent !
    Il faut être musique,
    Lumière et bonté.
    Il faut s’ouvrir entier
    A l’obscur de la nuit
    Pour nous emplir d’immortelle rosée !

    Il faut coucher le corps
    Dans notre âme inquiète !
    Aveugler nos regards du jour de l’au-delà.
    Nous devons nous pencher
    Sur l’ombre de nos cœurs
    Et jeter à Satan l’astre qu’il nous tendit.

    Il faut imiter l’arbre
    Constamment en prière
    Et l’eau de la rivière
    Fixe en l’éternité !

    Il faut blesser son âme aux griffes des douleurs
    Pour qu’y entrent les flammes
    De l’horizon astral !

    Alors dans l’ombre de l’amour défait
    Jaillirait une aurore

    Tranquille et maternelle.
    Des cités dans le vent disparaîtraient
    Et sur un nuage Dieu même
    Viendrait nous visiter.

     

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  • Voici l’histoire du moine zen Hôtan.
    Hôtan écoutait l’enseignement d’un maître. La première fois l’assistance était nombreuse mais peu à peu, au long des jours qui suivirent, la salle se vida; un jour enfin, Hôtan fut seul dans la salle avec le maître. Celui-ci lui dit : « Je ne peux pas faire une conférence pour vous seul, et d’ailleurs je suis fatigué. »
    Hôtan promit de revenir le lendemain avec beaucoup de monde. Mais, le lendemain il revint seul. Néanmoins, il dit au maître : « Vous pouvez faire votre conférence aujourd’hui, j’ai amené une nombreuse compagnie! »
    Hôtan avait apporté de petites poupées qu’il avait installées dans la salle. Le maître lui dit : « Mais ce ne sont que des poupées!
    - En effet, lui répondit Hôtan; mais tous ceux qui sont venus ici ne valent pas plus que ces poupées, ils ne comprennent rien à votre enseignement. Moi seul en ai compris la profondeur et la vérité. Même si beaucoup de gens étaient venus, ils ne seraient que remplissage, décor, vide sans fond. »


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