• 11657710975_5f1600d469.jpg

     

     

    Ne leur dites pas

    les rides

    captives

    d’un sourire

    ils les connaissent

    ils ont longtemps cheminé

    le long

    de leurs ravines

    et conquis

    d’un regard

    leur grève

    lointaine

     

     


    7 commentaires
  •  

    nettoyage

    l’odeur du soleil

    dans la maison


    4 commentaires
  •  

     

     

     

    6227720675_16ecba4b36.jpg

     

    Au bord d'un verger vert envahi d'herbes en fête
    Se dressait le palais superbe du poète.

    La maison était vieille au moins de trois cents ans,
    On entendait craquer ses poutres au printemps.

    Les arbres se pressaient contre elle à l'étouffer,
    Poiriers portant le nid mélodieux d'Orphée.

    Mais les tuiles volaient au vent à tire-d'aile.
    - Fort bien, dit le poète : on verra mieux le ciel !

    Quand il pleuvait, la pluie entrait comme chez elle.
    - Bon, c'est la porte aussi qu'emprunte l'hirondelle !

    Les murs épais, dorés, ruisselaient de feuillages :
    Vigne, lierre, rosiers pleins de lézards sans âge.

    Au grenier résidait l'effraie, oiseau de nuit.
    - C'est moi qui vis chez toi, Sagesse à l'oeil qui luit !

    Deux chiens fous, un vieux puits, peu de pain dans la huche.
    - Mais du soleil au coeur plus que miel en la ruche !

    Depuis longtemps, l'horloge s'était arrêtée.
    - Que l'heure loge ailleurs : pas le temps de compter !

    Les cigales vibraient sans fin, de chaleur ivres,
    Une plume formait, dedans, les mots d'un livre.

    Et le chant du poète en silence embaumait
    La nature alentour ainsi qu'une fumée.

     


    5 commentaires
  • 6504260521_c83a403acf.jpg

     

    Heure

    d’ébène

    naissent

    une à une

    des lueurs

    de vérité

    dans les fleurs

    hors saison

    de la mémoire


    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires